Diagonales Conseil

Claude Evin

Claude Evin, Avocat et ancien Ministre de la Santé et des Solidarités

Retrouvez le décryptage de Claude Evin sur les Dispositifs d’Appui à la Coordination (DAC), nouvelle solution pour fluidifier les parcours de santé et organiser les prises en charge dans les territoires.

L’intégralité de l’interview

  1. Le dispositif de création des DAC est lancé sur les territoires, pouvez-vous nous rappeler quels sont les objectifs visés ?

Les professionnels de santé, sociaux et médico-sociaux, notamment les médecins traitants, sont de plus en plus confrontés à des situations ambulatoires complexes de personnes cumulant plusieurs difficultés (polypathologies, sociales, …). Face à ces situations, ils peuvent avoir besoin d’un appui pour coordonner les différents acteurs de l’accompagnement et assurer aux patients un parcours sans rupture.

Différents dispositifs d’appui (réseaux de santé, CLIC, PTA, PAERPA, MAIA, …) existent depuis plusieurs années sur les territoires, mais ces dispositifs, qui ont souvent été créés pour répondre à des besoins ciblés, ne sont pas toujours très lisibles pour les professionnels. Il est nécessaire de disposer d’une organisation qui permette de répondre à tous les besoins de parcours complexes, quel que soit l’âge des patients ou leur pathologie. Aussi, la loi de juillet 2019 a prévu de fusionner l’ensemble de ces structures dans un seul Dispositif d’appui à la coordination des parcours de santé complexes (DAC).

Chaque DAC rendra deux missions :

  • Un appui aux parcours de santé individuels des personnes en situation complexe dans un logique d’amélioration de l’intervention des professionnels confrontés à ces situations ;
  • Un appui à la structuration territoriale des parcours.
  1. Quels sont selon vous les points clés du succès de cette démarche ?

Chaque structure aujourd’hui existante dans un territoire a son histoire, son mode d’organisation, sa gouvernance, ses personnels, il s’agit de regrouper leurs forces et leurs moyens pour mieux répondre aux besoins des professionnels et donc des patients. Le succès de la démarche sera atteint lorsque, dans un territoire donné, les différents intervenants de la prise en charge ambulatoire trouveront beaucoup plus facilement les réponses adaptées aux difficultés de prise en charge auxquels ils sont confrontés et que le parcours des patients sera beaucoup plus fluide.

3. Comment accompagnez-vous cette transformation ?

Pour réussir ce rapprochement entre les différentes structures, nous devons être attentifs à chaque particularité territoriale et institutionnelle. Nous devons faire du « cousu main ». Il n’y a pas de modèle d’organisation des DAC. Nous pourrons avoir des situations où une structure en absorbera d’autres. Il sera préférable ailleurs de créer une structure nouvelle qui pourra être totalement intégrée (association) ou qui permettra à chacun de garder son organisation dans le cadre d’un groupement de coopération. Pour ce type de démarche, on n’oblige pas des équipes à travailler ensemble par la contrainte. Il faut provoquer une adhésion aussi bien de la part des gestionnaires que des personnels. C’est la raison pour laquelle, nous avons uni nos compétences avec KAISSA qui a une forte expérience de la démarche territoriale et avec le cabinet d’avocats en droit social BRL Avocats.         

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