Diagonales Conseil

Pascal Terrasse

Directeur de la stratégie, de la communication et des relations extérieures

Cerema

Pascal Terrasse, Directeur de la stratégie, de la communication et des relations extérieures au Cerema, met en avant la contribution du CEREMA au portage des politiques publiques d’aménagement des territoires et ses évolutions dans les prochaines années à venir.

L’intégralité de l’interview

1. Présentez-nous le CEREMA !

Placé sous la double tutelle des ministères en charge de la cohésion des territoires et de la transition écologique et solidaire, le Cerema est un centre d’expertise scientifiques et techniques intervenant en appui à la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques portées par les services de l’État et les collectivités territoriales. Il intervient dans les grands domaines techniques des deux ministères (aménagement, habitat, politique de la ville, transport, mobilité, sécurité routière, environnement, ville durable, bâtiments, risques etc.) et propose une très large palette d’interventions : méthodologie, expertise, recherche appliquée, innovation, expérimentation, veille technologique… Sa spécificité repose sur un ancrage territorial fort et sur sa capacité à faire le lien entre les administrations centrales, les services déconcentrés de l’État et les collectivités territoriales.

Cet établissement public regroupe près de 2600 agents répartis sur le territoire national (les équipes des 11 directions sont réparties à ce jour sur une trentaine de sites). Son budget est d’environ 240 M€. Son siège est situé à Lyon-Bron et regroupe plus d’une centaine d’agents.

 2. Comment le CEREMA contribue au portage des politiques publiques d’aménagement des territoires, que ce soit dans les milieux urbains et ruraux ?

Le Cerema a passé de nombreuses conventions avec les ministères de la cohésion des territoires, des transports et celui de l’écologie solidaire : il accompagne les politiques publiques sur la mise en place des Contrats de Transition Ecologique, sur les mobilités à travers l’animation de la plateforme France Mobilité, sur les opérations cœur de ville, ou l’animation des smart city. Le projet 2020 est tourné résolument vers l’adaptation aux changement climatique, et ses conséquences sur les bâtiments publics, sur la mobilité et l’écologie urbaine. Ces dispositifs concernent tous les territoires.

Par ailleurs, cette année 2020 L’agence Nationale de Cohésion des Territoires (ANCT) sera mis en place. Le Cerema sera un opérateur délégué sur les territoires. Il pourra ainsi mener des actions concrète au profil des communes et territoires ruraux. A titre d’exemple la question de l’examen des infrastructures et des ouvrages d’arts est devenu un problème après l’effondrement du pont de Mirepoix.

 3. Le CEREMA a récemment signé une convention avec l’Institut des Hautes Études d’Aménagement des Territoires, en quoi consiste cette collaboration ?

L’Institut des hautes Études d’Aménagement des Territoires est une structure d’accompagnement et de formation des cadres qui travaillent dans le champ territorial. Les enjeux, après la crise des gilets jaunes, appellent de la part des décideurs, des réponses nouvelles en matière d’aménagement du territoire. La présence des services publics : Santé, écoles, poste … mais aussi la question du numérique ou encore des mobilités a été au cœur du grand débat. Cet institut a vocation à identifier les enjeux et à mettre en relation des acteurs qui n’ont pas forcement l’habitude de travailler ensemble. Le Cerema envoi ses cadres en formation mais le Cerema envoi également ses experts et ingénieurs pour former les auditeurs. C’est le sens de notre convention.

 4. Le CEREMA et le Groupement des Autorités Responsables de Transport (GART) ont pour objectif, depuis octobre 2019, d’accompagner les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de leurs politiques de mobilité. Pouvez-vous nous donner les principaux enjeux de ce projet ?

Le GART est un partenaire solide. Ses prises de positions sont reconnues par les autorités politiques. Notre rôle est d’accompagner le Gart dans ses réflexions autour des transports collectifs, sur la fluidité des réseaux et les problèmes de congestion urbaines, sur les nouveaux moyens de mobilités : free-floting, véhicules autonomes, et sécurité routière… La question des infrastructures est aussi un sujet dont le GART est très attentif et notamment le partage des espaces de mobilité. Nous pouvons aussi accompagner le Gart sur des enjeux plus prospectif : Les nouveaux modes de transports ou encore la tarification ..

 5. Quels sont les perspectives d’évolution pour les années à venir ?

Le Cerema va se tourner de plus en plus vers les collectivités locales. Notre ambition n’est pas de remplacer les bureaux d’études privés, mais au contraire d’accompagner les acteurs du conseil de premier niveau vers une position d’expertise solide et conforme au enjeux internationaux. Le Cerema dispose d’un rôle de médiation entre les services de l’Etat et les acteurs territoriaux. Nous disposons de plus de 300 chercheurs, d’un travail de capitalisation des connaissances, et d’une expertise reconnue à l’échelle mondiale. Nous sommes au cœurs des enjeux écologiques, nous sommes dans une réforme qui a pour objectif d’adapter nos missions aux besoins des collectivités locales, des services de l’Etat et des entreprises. Notre réforme vise à travailler sur 6 chantiers : Ingénierie des territoires, performance et gestion patrimoniale des bâtiments, mobilités, infrastructure de transport, environnement et risque, mer et littoral, nous porte vers une stratégie complète et multifonctionnelle.  

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